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28/10/08
Bruxelles se soucie des futures mamans
Les Luxembourgeoises pourront souffler plus longtemps après leur accouchement. Le 1er octobre, la commission européenne a adopté un projet de directive qui prolonge la durée minimale du congé de maternité de 14 à 18 semaines.
La nouvelle réjouit les gynécologues, mais surtout les futures femmes enceintes qui devront prendre au moins six semaines de repos après l’accouchement et pourront répartir les semaines restantes entre la période prénatale et postnatale.
Aujourd’hui au Luxembourg, le congé maternité est fixé à 16 semaines et prévoit un repos de 8 semaines avant la naissance et de 8 semaines après la naissance.
Dans les autres pays européens, la durée du congé de maternité varie de 14 semaines en Allemagne à 28 semaines en République Tchèque et en Slovaquie, avec une prolongation pouvant atteindre 52 semaines dans certains pays ; et souvent sans que la salariée ne touche son salaire dans son intégralité.
La décision de la commission européenne a été prise entre autre pour encourager les futures mères à allaiter leur nourrisson pendant les 6 mois qui suivent la naissance, comme le préconise l’OMS. L’allaitement est déjà soutenu au Luxembourg qui accorde un allongement du congé postnatal porté à 12 semaines en faveur de celles qui allaitent leur bébé. En outre, la réglementation actuelle prévoit 1h30 par jour pour permettre à la salariée d’allaiter son enfant, sur la présentation d’un certificat médical établit par un gynécologue ou un pédiatre.
Pourtant, selon une étude menée par le Ministère de la Santé en 2004, 87,7% des Luxembourgeoises allaitent leur bébé dans les premiers jours qui suivent la naissance contre 58,3% au-delà du 4ème mois.
L’autre aspect positif du projet concerne le salaire qui continuera d’être versé pendant toute la durée du congé pour que « les femmes ne souffrent pas de perte financière durant leur arrêt de travail » défend Vladimir Spidla, commissaire européen à l'emploi, aux affaires sociales et à l'égalité des chances. Elle veut permettre à toute mère de retrouver son emploi dans les mêmes conditions que lorsqu’elle l’a quitté.
Ce qui est déjà le cas au Luxembourg où la salariée qui prend un congé maternité, bénéficie du maintien de ses droits, « en ce qui concerne tant la garantie de son emploi, que la conservation de ses droits liés à l’ancienneté et de ses avantages et congés ».
Toutefois, il faudra encore patienter deux ans avant de voir un changement. La proposition doit d’abord être examinée par le Parlement et les Etats membres. Enfin, si la directive est adoptée, les pays de l'Union auront deux ans pour l'introduire dans leur droit national.
Sophie Sellier
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