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20/01/09
Du nouveau pour les chômeurs
Pour faire face à une augmentation de chômeurs qui éprouvent des difficultés à réintégrer le marché du travail, le ministre du Travail et de l’Emploi, François Biltgen, a présenté le 8 janvier dernier le projet Indura. Celui-ci a pour objectif l’intégration professionnelle des personnes inscrites à l’Administration de l’Emploi (ADEM) aussi rapidement que possible et de manière durable, «en recourant à la coopération avec des entreprises de travail intérimaire».
Le projet Indura a été développé dans le cadre de la loi 5611 qui préconisait une politique active de l’emploi et s’est imposé avec le contexte de la crise. Il est innovant au Luxembourg mais trouve son modèle en France où l’Agence Nationale pour l’Emploi (ANPE) a perdu son monopole depuis déjà plusieurs années.
Quelle est l’apport des entreprises de travail intérimaire?
Pour François Biltgen, le recours aux professionnels du secteur Intérim présente l’avantage "de pouvoir puiser dans leur large vivier de clients". Les entreprises de travail intérimaire disposent en effet des compétences en matière d’accompagnement de traitement d’offres et de demandes d’emploi. Le ministre de l’emploi a également précisé que cette initiative n’avait en aucun cas pour but de pousser les demandeurs d’emploi vers le travail intérimaire. Et pour éviter ce scénario, les entreprises intérimaires devront créer une entité juridique distincte pour la gestion du projet.
Concrètement, comment ça va se mettre en place?
Les entreprises intérimaires sélectionnées par le MTE et par l’ADEM, se verront attribuées au moins 15 chômeurs sélectionnées aux profils mixtes et tous déjà indemnisés.
Les entreprises partenaires seront libres ensuite dans la mise en pratique du projet. Toutefois elles s’engageront à assumer l’accueil et le « profilage » des chômeurs indemnisés, leur accompagnement, leur formation technique et sociale et leur intégration de manière durable ; c’est-à-dire par la conclusion d’un contrat de travail à durée indéterminée ou d’un contrat à durée déterminée d’au moins 12 mois.
La difficulté d’insertion, de la durée de la prise en charge et de la réussite de l’insertion du demandeur d’emploi, détermineront l’indemnisation des entreprises partenaires, prise en charge par le Fonds pour l’Emploi.
Perspectives d’évolutions du projet
Enfin, François Biltgen a souligné que le projet fera l’objet d’une évaluation constante par un organisme externe afin de «de prendre des actions correctives quand elles s’avèrent nécessaires».
Sophie Sellier
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