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27/05/08
Bonne nouvelle, le luxembourgeois sera bientôt parlé par tous les salariés
Dans un pays où l’on compte jusqu’à
50% d’étrangers avec les allers-retours quotidiens des travailleurs
frontaliers, la question des langues est le centre de beaucoup de
discussions.
Le Luxembourg se distingue des autres pays européens par l’usage courant de trois langues dont le luxembourgeois, le français et l’allemand. Et dans la mesure où presque la moitié des salariés a recourt au luxembourgeois, il est reproché au gouvernement de ne pas faire assez d’efforts pour intégrer les étrangers. L’annonce du projet de loi concernant un congé linguistique a donc été accueillie avec soulagement par nombre de salariés.
Au début de mois de mai, le gouvernement a approuvé le projet de loi visant l’introduction d’un congé pour apprendre le luxembourgeois. Cette loi vient renforcer la formation professionnelle mise en place par le gouvernement et vient s’ajouter à la loi du 24 octobre 2007 portant sur la création d’un congé individuel de formation.
S’applique aux travailleurs de toutes nationalités
Pour bénéficier de la loi, il n’est pas nécessaire d’être résident, les travailleurs frontaliers de toutes nationalités sont également concernés. Seule condition pour le salarié, avoir travaillé au moins six mois sur le territoire du Grand-Duché. Ce congé peut aussi servir aux salariés étrangers prétendant à la nationalité luxembourgeoise afin d’acquérir les certifications linguistiques imposées.
Le congé linguistique ne pourra excéder 200 heures au total et devra être divisé en deux tranches de 80 à 120 heures chacune. Seule l’obtention d’un certificat de réussite à la première session permettra d’assister à la seconde session.
En outre, le gouvernement a prévu une indemnité compensatoire pour les salariés bénéficiaires de ce congé, tant que celle-ci n’excède quatre fois le revenu social minimum pour travailleurs non qualifiés. De son coté l’employeur se verra rembourser le montant de l’indemnité et la part patronale des cotisations sociales.
Possibilité de suivre la formation dans son pays
Enfin, les travailleurs frontaliers pourront également bénéficier de la mesure dans leur pays d’origine tant que l’établissement remplira les conditions nécessaires.
Une fois que la loi aura été approuvé par le Parlement, il n’y aura plus d’excuse pour ne pas se mettre au luxembourgeois !
Sophie Sellier
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